Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 09:56

 

Les portes que chacun dresse autour de lui, lui appartiennent.

Il n’y a rien à en redire, rien à exprimer, rien à critiquer.

Il faut simplement accepter sans se battre.

Accepter la porte, c’est posséder la clé.

 

 

 

 

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Par plume-d-eveil - Publié dans : Extrait du livre Plume d'Eveil - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 06:41

 

Nous avons sorti les chiens, petit Max est là, il a voulu que nous empruntions un chemin oublié. Déjà le soleil passait derrière la montagne, et le vent rafraîchit l’air.

Un virage, un pan de la montagne défrichée, terre et roches dans les lueurs du couchant.

Nous avons gravi la pente, nous sommes assis sur un gros rocher plat, l’enfant ne voulait plus repartir : « Encore un peu », répétait-il.

 

 

 

Faire pour soi, est la seule clé de ce qui peut se faire pour les autres et dans tous les cas cela se fera "avec" toi et rien ne se fera "par" toi.

Ce qui change est en moi, il n’y a que cela qui me concerne réellement.

Parce que ça change en moi, ça peut changer en d’autres si le lien entre eux et moi est établi au-dehors de nos volontés.

C’est ainsi.

 

Tu ne fais pas pour les autres, tu fais pour toi, si tu le peux.

Pour faire pour toi, tu as absolument besoin des autres.

Si les autres ne sont pas, tu ne bouges pas.

Si tu bouges, ils bougent.

Et c’est magnifique qu’il en soit ainsi.

 

Toute parole que tu prononceras, toute pensée, toute image, toute sensation sera produite dans le vide, si tu ne les destines pas à quelque chose d’autre ne serait-ce qu’une fourmi. Et si toute ta production de mots tombe dans le vide, tu n’en peux faire aucune récolte. C’est l’effet miroir, nous avons besoin de cet effet.

 

Plume d'Eveil

 

Par plume-d-eveil - Publié dans : Témoignages ... un chemin - Communauté : Sur les sciences humaines
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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 09:55

 

 

Ecouter encore, ces mots venus du silence en toi.

Le partage n’est jamais répétition

Pourvu que nous ne l’oublions pas …

 

Extrait de Plume d’Eveil (p16)

 

 

 

 

 

Le champ de la pensée et des concepts, n’est pas selon moi un champ restreint.

C’est le champ où tout se construit et se déconstruit dans l’univers que nous partageons avec tout l’existant. Toute créature doit s’adapter, et conjuguer sa vie à celle de son espèce.

L’univers n’est-il pas mental aussi ?

 

 

 

Par plume-d-eveil - Publié dans : Extrait du livre Plume d'Eveil - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 11:02

 

L'ami me regarde passer, il devine où je vais
L'ami m'ouvre sa porte, il sait quelle chaise me sourit.
Je ne viens pas, il ne m'attend pas.
J'arrive en courant, il marche déjà vers moi...

 

Je ne peux rien lui donner,
Avec lui, je ne possède plus rien
Et pourtant je suis riche,
Il sourit, je n'ai plus froid.
Il danse, je n'ai plus faim.
Je ne le connais pas encore

 

 

Par plume-d-eveil - Publié dans : Des mots murmurés... - Communauté : Passeurs d'espoirs
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Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 06:41

 

 

 

 

Un nouvel espace de paroles échangées est ouvert

 

Ici :

 

 

http://espacedeparoles.xooit.fr/index.php

 

 

 

 

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Par plume-d-eveil - Publié dans : Ouverture ... - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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Dimanche 8 avril 2012 7 08 /04 /Avr /2012 07:12

 

L'entraînement des arts martiaux, lorsqu'il est bien pratiqué et durant un long temps, modifie l'acuité et l'usage du regard. L'effet est semblable au ralenti d'un film, les actions se produisent à une plus petite vitesse, ce qui favorise l'anticipation. Un mouvement est identifié plus prés de sa source. Au commencement, nous voyons le poing arriver et nous faisons le mouvement qui permet de nous en protéger, ensuite, nous voyons le point de contact dans la forme du mouvement, c'est à dire dans le bras, ensuite, tout le corps nous trahit l'intention de l'action, et ensuite, nous voyons se former l'action dans les pensées de l'adversaire, en avant dernière étape, nous suggérons à l'adversaire (par l'attitude corporelle) le mouvement qui va lui sembler le plus efficace. Pour finir, nous transformons un adversaire potentiel en fuyard, ou en pacifiste (humour), voir en ami.

C'est cette modification du regard, notre faculté de lire en l'autre et d'écrire qui permet au maître d'agir en lenteur, tout en garantissant la plus grande des efficacités.

J'ai vu personnellement un maître combattre plusieurs adversaires, dans des conditions de rue, ses mouvement étaient lents, pourtant il était là où il fallait être à chaque fois.

Un pratiquant de Taï-chi qui n'aurait pas cette expérience, pratique selon moi une forme de gymnastique apparentée aux techniques de combats, mais pas un art martial.

 

Il m'est arrivé en situation de danger, de vivre cet effet.

 

Oui, c'est une capacité du cerveau dans des moments de grande tension, la fameuse question de l'élasticité temporelle au cœur de notre perception. Lorsque les rouages de la raison sont bloqués par l'urgence et le stress, celle-ci (la raison) se trouve comme coincée au fond du rétrécissement d'un entonnoir, et comme elle joue son rôle de calibreur de notre perception du temps, notre appréhension des mouvements se voit modifiée. La scène semble passer au ralenti, ce phénomène est aussi communicatif, et l'on peut entraîner dans cette expérience d'autres personnes, témoins ou acteurs involontaires de l'action. Ce maître dont je parlais, voyait tout se passer plus lentement que moi, mais il m'aspirait également dans cet effet, si bien que j'avais l'impression de ne pas pouvoir me mouvoir selon mon habitude.

 

Par plume-d-eveil - Publié dans : Témoignages ... un chemin - Communauté : Communauté des Consciences
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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 04:22

 

Quel âge avait-il ? Douze ans ? Peut-être moins. Ce n’était pas la première fois que cette sensation tremblait en lui. Il ne se souvenait pas de la première fois. "Cela" remontait sans doute à tant d’années qu’il ne pouvait se souvenir. Peut-être que "cela" avait toujours été là. Quelques images embrumées parfois se présentaient à son esprit. Comme la chanson d’un vieux seau en fer, dont il ne restait plus que l’anse rouillée, qu’un nœud de corde retenait dans son étreinte, au dessus de la bouche édentée d’un vieux puits de pierre, qui n’abreuvait plus qu’un cimetière de souvenirs. Comme cette lumière étourdissante, qui l’obligeait à regarder le sol, non pas pour y chercher un quelconque objet, mais parce qu’il ne pouvait faire autre chose que de s’incliner. Ses yeux ne savaient la défier, il l’aimait cette blancheur, mais ne pouvait la supporter longtemps, alors il passait sa petite enfance ses yeux pointés vers cette terre jaune et sèche.

Les grandes personnes qui le voyaient pensaient sans doute « Mais qu’est-ce qu’il a cet enfant ? Est-il malade ? Pourquoi ne nous regarde t-il pas ? » Et il ne comprenait pas que cette chaleur étouffante de clarté ne semblait que le gêner lui.
Tant d’heures passées à contempler la terre, les pierres ou les petites bêtes livrées à leurs occupations. Ces insectes, qui dans leurs courses incessantes menaient leurs chasses, faisaient leurs commissions, construisaient leurs demeures. C’est ainsi sans doute que se dessinèrent les premières lignes d’une portée où les notes d’une symphonie naturelle n’étaient audibles que par lui. Tout son corps, dans ces moments là était une oreille. Le chant de la terre, il l’entendait dans son esprit bien sûr, mais aussi dans sa chair, dans ses organes, la mélodie courait dans ses artères et traversait l’épaisseur de ses os et s’endormait dans la moelle. Pendant qu’il écoutait le "chant", les "autres", ceux qui vivaient autour de lui, qui traversaient la cour, venaient rendre visite à ses parents, déambulaient dans la rue derrière le grand mur blanc, enfin tout ce qui produit le tumulte de la vie d’une maison, d’un village et d’une cité, les autres, ils n’existaient plus. Il ne les entendait pas. Une fois sa mère voulut lui parler, le sortir de ce silence particulier et mystérieux, elle lui dit « Mais qu’est-ce que tu fais mon petit, à quoi t’amuses-tu donc ? », il lui répondit sans détourner son regard, avec un ton ordinaire, comme un enfant qui dirait tout simplement «Mais tu vois bien maman, je joue avec ma voiture ! », il lui répondit « Je parle avec ma mère… ». Et sa maman resta bouche bée, pas rassurée du tout, pensant en elle-même « Mais qu’est-ce qu’il est bizarre mon enfant ! ».

Les bruits, ceux du monde des humains, les chansons sur leurs lèvres, il ne voulait pas les entendre. C’est pourquoi il se laissait glisser dans sa bulle. Là où les chants qui s’adressaient à lui l’entraînaient. Il les suivait comme le chien poursuit une odeur la truffe en l’air ou rasant le sol. La mélodie souvent prenait une forme de message verbal, composé de mots et parfois des images aussi. Pourquoi ne pouvait-il pas leur accorder sa confiance à ces gens, ses proches ?

Sans doute parce que la musique de leurs mots et celle de leurs gestes sonnaient faux. Celle qui était devenue sa "vraie mère" venait à lui chaque jour pour le mettre en garde. Il avait cinq ans maintenant, et souvent on l’apercevait assis à même le sol, dans une de ces positions que les enfants aiment adopter, en tailleur, les paumes posées en une caresse sur la terre. La présence de sa "mère" ne le quittait plus, et lorsqu’il se tenait debout, marchant dans la cour de la maison ou vers l’école, il la sentait monter en lui par les pieds. Il en était tout ému. Sa façon de marcher avait changé, il ne voulait plus taper le sol, alors il mettait toute son attention dans chacun de ses pas et chacun de ses pas était devenu mot d’amour. Que lui disait-elle sa "mère" ? Oh, elle lui racontait des histoires du passé, mais aussi des histoires du présent et sûrement des histoires de tous les autres temps, des temps à venir et des temps qui ne viendraient pas. Mais surtout, elle lui rappelait de se méfier de ce que les grandes personnes disaient. Qu’elles ne savaient pas de quoi elles parlaient, que cela faisait bien longtemps qu’elles ne l’entendaient plus.

Alors, les grandes personnes le regardaient étrangement. Celles de son foyer, celles des institutions, et celles qui traversaient occasionnellement les couloirs, sous le toit de la maison parentale. L’enfant de sept ans murmurait des phrases incompréhensibles. Tantôt, il parlait comme pour lui-même, le menton et la bouche enfoncés dans le col de son tricot, et les sons se perdaient entre sa peau et ses vêtements. Tantôt, comme s’il surgissait d’un sommeil profond, d’un rêve, il se mettait à scander des sentences qui tombaient comme plâtre au plafond, sous des yeux ébahis et devant des gorges serrées, à la limite de l’étouffement, tant l’effet d’étonnement et d’indignation était brusque. Il s’insurgeait contre des paroles creuses et arrogantes telles que : « L’animal n’a pas d’âme te dis-je !». Et c’était tel oncle qui le disait à sa femme. Ou encore : « La terre appartient à l’homme qui est supérieur à toute autre espèce » disait son père à l’assemblée familiale. Lui, fâché, ne pouvait continuer de se taire, sa "verdoyante mère" lui avait expliqué que tout cela était faux, non seulement faux, mais dangereusement fou. Dans son petit esprit d’enfant, il lui semblait résister contre des envahisseurs. Oui, les adultes voulaient s’en prendre à sa "mère", quelle nouvelle guerre était en train de se préparer ? Sa "douce mère" lui avait murmuré pendant qu’il contemplait le soleil rouge et énorme à l’horizon : « Ils vont me détruire un jour…dis leurs, je t’en prie ».

 

Travailler à l’école était chose difficile, non seulement parce qu’il ne comprenait pas à quoi cela pouvait bien servir, mais parce que, par la fenêtre, sa "mère" continuait de lui parler. Un nuage, un mouvement d’air, les branches des arbres qui murmuraient à ses oreilles, des oiseaux qui se posaient tout près du carreau, l’invitaient par leurs jeux, à venir les rejoindre. La nature s’insinuait toujours, aucune porte, aucun verrou ne pouvait lui barrer le passage. Elle venait le chercher, veillait à ce que jamais, il ne laisse s’endormir en lui le "chant" maternel. Toute la journée, il attendait l’heure où il sortirait de ces murs. Pour lui, les murs étaient toujours élevés autour de zones mortes. L’homme s’isolait, se défendait, interdisait la vérité de l’air d’envahir ses espaces. Tout espace clôt était fatalement corrompu, irrespirable. Il ne sentait pas la vie courir dans les ruelles, monter les escaliers. Il posait sa joue, sa bouche, son nez ou ses mains à la façon des amérindiens qui écoutaient le sol pour connaître la présence des troupeaux de bisons, il les posait contre les murs, les meubles, sur tous les objets faits par la main de l’homme, dans une volonté de toucher le "dedans", pénétrer la matière, et plus loin encore, l’intention qui l’habitait. Et jamais il ne rencontra la vie telle qu’il la voyait lors de ses incursions en milieu sauvage.

Il avait la maturité maintenant pour s’éclipser, pour sauter par-dessus les barrières, les clôtures et de franchir les distances que bien peu d’enfants de son âge osent traverser. Il se retrouvait dans les bois, immergé dans la vie des plantes et des animaux. Là, les odeurs de la terre et des mousses, les troncs des arbres contre lesquels il se reposait et méditait. Les animaux qu’il observait durant des heures sans connaître de lassitude. Là tout était vivant, et il avait neuf ans...

A suivre...



Par plume-d-eveil - Publié dans : Témoignages ... un chemin - Communauté : Pensées d'ailleurs
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Parole de Ron Uribe

Méditations ...

Improvisations Taté, Elia, Ron

 

 

Plume d'Eveil

Certains de ces mots choisis, ont été publiés dans le livre "Plume d’Eveil", sous une autre présentation.

 

 Plume d'Eveil à découvrir...

 http://www.publibook.com/boutique2006/detail-4882-PB.html


 

Merci à vous ...

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